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Last exit to paradise


Cluster Covid depuis dix jours, le Racing espère rejouer dimanche.

Son centre d'entraînement est fermé et ses salariés qui le peuvent sont invités à travailler chez eux ! C'est ainsi que le RCL tente de traverser la crise sanitaire qui le touche de plein fouet. " Concernant les joueurs testés positifs, le Racing Club de Lens met en application les préconisations de la FFF après avis médical. Les joueurs ne présentant pas de symptôme peuvent pratiquer un entretien physique individuel de manière isolée ; ceux présentant des symptômes restent confinés et au repos total."

1 jour d'arrêt entraîne 2 à 3 jours de travail

Si l'identité des contaminés n'a pas filtrée, il est clair que l'équipe de Franck Haise (qui fait partie des personnes touchées) va s'en trouver perturbée. Que ce soit au niveau de la dynamique de points, de la progression du jeu collectif que du rythme physique, cet trêve médicale va avoir un impact indéniable. La pneumologue Heather Strah évoque "de vieilles études sur les soldats de l’armée américaine, qui expliquent qu’une immobilisation d’un jour entraîne un travail de deux à trois jours ensuite, pour revenir au même point musculaire". 

En clair, les joueurs lensois en quarantaine et à l'arrêt pendant une dizaine de jours ne pourront retrouver leur niveau d'intensité physique qu'après 20 à 30 jours d'entraînement. Lorsqu'on sait que près d'une quinzaine d'entre eux a contracté le virus, on imagine le travail à venir du préparateur physique artésien.


Car l'animation du jeu lensois requiert des joueurs en pleine possession de leurs moyens physiques. "On peut évoquer la flexibilité tactique au milieu, dans ce système qu’on ne voit pas souvent mais qui est hyper bien maitrisé en 3-4-2-1, évoque Julien Momont spécialisé dans l'analyse des séquences tactiques des équipes de L1. L'équipe cherche à défendre en avançant, et presse haut dès la perte de balle. Elle cherche aussi la supériorité territoriale aussi bien au milieu via des décrochages de Kakuta que sur les ailes avec ses deux pistons. C'est très exigeant !"

Des séquelles inconnues 

Ceci dit, sportif de haut niveau ou non, la règle est toujours la même s'agissant de la Covid : il est vivement déconseillé de faire du sport durant la phase d'infection. Transpirer pour éliminer le virus ? Une légende urbaine qui peut s'avérer dangereuse. "Tout ce que vous allez faire quand vous êtes en phase virale, c'est stimuler le coeur et donc l'inflammation" nous disent les médecins. 

Les experts recommandent ainsi d'attendre sept et dix jours pour reprendre une activité physique après la disparition des symptômes. "On a affaire à un virus qu'on ne maîtrise pas bien et dont on ne connaît pas les séquelles potentielles".

Situation inquiétante et délicate 

Un saut dans l'inconnu qu'est forcé de faire le Racing, la LFP ayant assoupli son protocole sanitaire mis en place pour lutter contre la Covid. Ce nouveau document, élaboré en lien avec les pouvoirs publics, précise notamment que "les matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 seront maintenus tant que 20 joueurs (dont un gardien) sur un effectif de 30 seront testés négatifs".


L'objectif est d'éviter autant que possible les reports de matchs. "On est un peu inquiet de la situation confiait récemment Florian Sotoca, l'attaquant lensois. Psychologiquement et physiquement, c’est compliqué d’être au maximum de notre forme".

Un constat partagé par l'entraîneur adjoint lensois, Lilian Nalis. "Cela reste délicat puisqu’on ne peut pas tout travailler. On ne peut pas se focaliser sur tous les aspects que l’on aimerait. On s’adapte et on essaie de faire le maximum". 

Contempler le jour naissant

S'adapter devrait être en effet le maître mot du côté du bassin minier dans les semaines à venir. Car Haise aura à gérer la reprise des infectés en prenant soin de ne pas passer par la case blessure musculaire, tout en bricolant un onze de départ compétitif pour les matches à jouer.

Qui plus est après un derby raté dans les grandes largeurs. Les résultats du RCL dans la tourmente actuelle diront beaucoup de l'épaisseur de ses qualités aperçues jusque-là. "Le foot est réellement en danger" déclarait même Arnaud Pouille il y a quelques jours.


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"Je reste là dans ta dérive à contempler le jour naissant" chantait Thiéfaine, l'auteur de cette chanson dont le titre de cet article fait référence. Des paroles qui pourraient devenir le mantra des hommes de Haise, tant ces derniers doivent avoir hâte d'en finir avec cette période troublée. Nous aussi.


Crédits photos : francebleu, actu.fr

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