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Le premier jour du reste de la saison


Lancés dans une saison inscrite en pointillés du fait de la crise sanitaire, les lensois ont hâte de retrouver le chemin du terrain.


« Je suis surtout content de reprendre le fil ». Interrogé par nos confrères, l’entraîneur du Racing n’a pas caché son impatience de pouvoir à nouveau goûter à la compétition. « La saison a certes commencé à Nice mais on espère qu’elle va véritablement se lancer en enchaînant les matches ».

Cette coupure imposée est le fait plusieurs causes : le report du match opposant le RCL au PSG afin de permettre aux joueurs du club vice-champion d’Europe de profiter de quelques jours de vacances, ainsi que la session de matches internationaux traditionnelle de début septembre.

Cette dernière se pointe au bout de deux journées de championnat, la LFP ayant opté pour une reprise le 21 août, alors que tous les autres championnats européens ne reprendront qu’à compter de ce week-end, c'est-à-dire après les rencontres de Ligue des Nations. 

Se souvenir des belles choses

« On a eu trois semaines pour travailler et récupérer. On a progressé sur l’efficacité offensive notamment. » justifie Haise. Du regard du coach, ce temps mort peut interrompre une dynamique naissante. « Le jeu était plutôt bon à Nice malgré le résultat. Il s’agit de ne pas l’occulter. »

Le risque est aussi de voir son groupe se disperser et ainsi d’être moins en ordre de marche pour entamer le combat que sera celui de chercher à se maintenir en première division. « Je crois beaucoup à la cohésion et à la relation qu’on peut avoir en dehors du terrain, avoue Haise. C’est pour ça qu’on a des intervenants autre que le staff qui permettent de travailler sur la connaissance de soi et de l’autre. On aura besoin de ça ! ».

Du "quoiqu'il en coûte" au "coûte que coûte"

Une sérénité individuelle et une harmonie collective qui doivent permettent aux Sang et Or d’aborder chaque rencontre au plus haut de leurs capacités, sans avoir à se soucier de l’environnement extérieur. Car la situation sanitaire du pays peut prêter à quelques interrogations même si la nouvelle posture des instances françaises du football est de foncer, coûte que coûte.



« Il est hors de question de ne pas jouer. Si on ne joue pas les matches, on met en péril nos droits TV », explique à l'AFP un président de L1, sous couvert d'anonymat. L’idée fait consensus puisque la LFP a sorti dare-dare une modification de son protocole sanitaire, quelques semaines après sa naissance.

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Cette « simplification » est en fait un assouplissement des règles. Jusqu’à présent, le seuil des cas Covid détectés au sein d’un club pouvant conduire au report d’un match était de quatre. Aujourd’hui, le nouveau protocole sanitaire décrète que sur une liste de trente joueurs, si vingt sont négatifs, alors la rencontre peut avoir lieu.  « Je ne sais pas comment le championnat va se dérouler mais avec la modification du protocole, je pense qu’il y aura moins de reports. On est contents de ce changement » commente l’entraîneur Artésien. Son portier, Jean-Louis Leca est un brun plus fataliste : « On se plie à ce qui est demandé. »

Le Racing est jusqu’à présent passé entre les gouttes du virus, avec un seul cas recensé depuis la reprise fin juin. Tandis qu’il a disputé une rencontre officielle en 19 jours depuis le 23 août, il s’apprête à disputer quatre matches en 17 jours (contre Paris, à Lorient, contre Bordeaux et à Nîmes). « Le coach quantifie les bonnes charges de travail au bon moment pour que tout le monde soit prêt » rassure le gardien bastiais du RCL. « Les joueurs sont capables d’enchaîner les matches, mon effectif est -sur certains postes- très homogène. Ça compte ! » abonde Haise.

Le pessimisme est d'humeur ; l'optimisme est de volonté.” disait Alain. Gageons que Franck Haise sache transmettre ce message par des points au classement. 



Photo : VDN
Citations : lensois.com
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