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Lens soigne sa QVT

Au-delà du football, le tout nouveau staff entend soigner la qualité de vie au travail de ses joueurs.



La QVT est l'une des notions récurrentes des afterwork RH car nombreuses sont les entreprises en recherche de leviers pour améliorer la performance, la qualité et la productivité de leurs effectifs.

Derrière ce sigle se cache en réalité une véritable démarche. "Elle vise à améliorer les conditions de vie au travail dans l’optique d’une meilleure attention portée aux employés d’une part, et d’une meilleure performance pour l’entreprise d’autre part, nous explique un cadre RH, spécialisé sur le sujet. Concrètement, la QVT regroupe un éventail de mesures, touchant plusieurs enjeux pour l’entreprise."

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En Artois aussi, l'idée a fait son chemin sous l'impulsion, d'abord de Montanier, puis plus récemment de Franck Haise, le coach de l'équipe première. Ce dernier a même construit son staff en partant de ce principe élémentaire : en sécurisant le bien-être des joueurs, l'on obtient un rendement supérieur. "Avec le club, on souhaitait développer un département assez large allant de la performance au bien-être, détaille Haise. C’est important que les joueurs soient prêts physiquement mais qu’ils soient aussi bien dans leur tête. On a travaillé sur ces deux aspects pour élargir le staff. »

Que les joueurs soient au maximum de leur potentiel

La réflexion que Haise porte donc sur un renforcement du staff dans des domaines variés mais complémentaires. "Le plus important, c’est que les joueurs soient au maximum de leur potentiel, clame-t-il. Pour cela, il faut des gens qui répondent à certains critères et qu’il y ait des expertises assez pointues dans la préparation de l’entraînement et du travail athlétique. Je pense que l’on va s’enrichir davantage et que les joueurs progresseront au contact des personnes qui vont venir."

Faire adhérer les joueurs et ainsi les faire progresser, c'est un des piliers d'une démarche QVT qui ambitionne de trouver du sens au travail en valorisant notamment les talents et les réussites individuelles au sein même du collectif. En cherchant l'amélioration dans tous les paramètres humains, matériels et organisationnels, et la maîtrise des variables telles que la créativité, la performance ou le sentiment d'utilité, le staff Artésien a donc tracé la feuille de route managériale de cette saison !


Par ailleurs, la démarche de Qualité de Vie au Travail est fondamentale pour le climat social du groupe. Une autre notion clé des études RH actuelles. "Dans le climat social, deux mots résument à eux seuls les enjeux : faire en sorte que le climat soit tempéré, jamais dans les extrêmes afin de conserver un environnement professionnel sain et efficace, sans pour autant déshumaniser l’entreprise qui a besoin de la coopération de tous ces acteurs pour atteindre ses objectifs." rappelle notre expert en ressources humaines.

Cultiver cet aspect devient donc une priorité pour tous les dirigeants de club. Au Racing, cela s'exprime d'un point de vue sportif mais aussi du point de vue du pilotage stratégique du club. "Oughourlian depuis sa prise de pouvoir veut ramener une identité lensoise qui s'était un peu perdue, notamment en recrutant des joueurs qui ont conscience de là où ils sont lorsqu'ils signent au RCL" notr Maxime Brigand journaliste à So Foot. Car au-delà des bienfaits en interne qu’il apporte dans son sillage, le climat social permet également de véhiculer une image positive en externe, l’image de marque de l’entreprise, afin d’attirer de nouveaux talents.

Travailler la dimension mentale

Une évolution du métier d'entraîneur que Franck Haise a parfaitement saisie. "Je pars du principe que le football est composé de l’aspect technique, tactique, mental et physique et que tout est lié à tout moment. Il ne faut pas travailler séparément ces domaines. Par exemple si l’on est en confiance ou moins bien on va plus ou moins bien réussir une chose. Travailler les différents aspects sur le terrain, c’est mon rôle. Mais ouvrir les joueurs et le groupe à d’autres formes de réflexions, c’est bien aussi. Je suis très favorable à travailler la dimension mentale, la cohésion d’équipe et le partage." L'on a ainsi vu, par exemple, une séance de yoga proposé au groupe professionnel Sang et Or.


Des idées issues d'une vision moderne du jeu qui ne fait donc pas des aspects tactiques et techniques, les seuls leviers pour remporter une rencontre ou pour faire progresser les joueurs. "Le psychologique est très important, admet Guy Lacombe. J'ai eu des groupes auxquels je proposais des choses, et il faut que les joueurs soient avec vous...La co-création est importante afin de mêler les joueurs au processus."

 Plus que les joueurs, Haise a l'aval de la Direction du club. "J’ai présenté ce projet à Florent Ghisolfi qui l’a fait remonter à la direction. Ce qui est bien, c’est que l’on était déjà sur la même longueur d’ondes avant que je ne le présente. On avait déjà des objectifs et des priorités communes." 

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De quoi faire adhérer toute l'organisation au projet et ainsi aborder sereinement la saison du retour dans l'élite. "De sentir qu’il y a à la fois un soutien dans ce que j’ai envie de mettre en place et en même temps une vision commune, ça renforce les choses." avoue le coach.

Des bonnes conditions de travail, une bonne santé mentale et un climat social apaisé et maîtrisé, voilà ce que doit garantir le plan établi par Franck Haise, et que son staff va devoir animer durant toute la saison. Un modèle de fonctionnement qui valorise tout le club Sang et Or.




crédits : citations issues du site rclens.fr, photos VDN.
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