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Abondance de biens ne nuit pas


Deuxième meilleure attaque de L2 à la trêve, le RCL a recruté Corentin Jean en provenance de Toulouse. 


L'objectif : la diversité des solutions offensives. 

À l'entame de cette seconde partie de saison, et alors que le club n'est plus engagé qu'en championnat, l'entraîneur Philippe Montanier pourra disposer, hors blessures potentielles, de sept attaquants.

En effet, Jean est venu s'ajouter à Sotoca, Moukandjo, Robail, Mauricio, Keita et Banza. Le jeune Boli et l'énigme Madri peuvent porter ce total à neuf ! "C’était ma volonté d’avoir des attaquants en nombre, d’autant qu’on leur demande beaucoup dans le pressing, a affirmé le coach en conférence de presse. C’est bien que notre animation et notre efficacité ne reposent pas sur un seul joueur".


Car avec 40 points glanés lors de la phase aller, le RCL sait qu'une grande partie de son accession se jouera dans son antre de Bollaert-Delelis, au sein de laquelle il doit encore jouer 10 rencontres dont celles face à Troyes (3e) et Ajaccio (4e). Avec un maximum de victoires obtenues sur son terrain, l'équipe Artésienne commencerait à voir poindre la lueur de la gloire d'une possible remontée.

Hors, lorsque les adversaires se présentent dans le Nord, c'est bien souvent avec l'idée d'être parfaitement regroupés et compacts puis d'exploiter au mieux les espaces générés par les attaques ou les imprécisions Sang et Or. D'où l'idée du staff de disposer de toute une palette de solutions différentes utilisables en fonction du profil de chaque rencontre. Jean entre dans ce cheminement de pensée, lui qui présente un profil inédit dans l'Artois cette saison. "Il a un jeu d’appel qu’on n’a pas trop. On a des bons axiaux, des joueurs de ballons. Corentin peut nous amener une expérience, une capacité à jouer dans la profondeur".

Lens, fief du jeu vers l'avant. 

Car, même si ses joueurs ont su jusqu'à présent déjouer presque tous les pièges à domicile, notamment en faisant preuve, par moments, de patience ou en sachant opérer, en d'autres circonstances, un pressing tout terrain afin de marquer rapidement, il n'est pas question pour le technicien lensois de s'en satisfaire. "A Lens, c’est le fief du jeu vers l’avant, de la générosité. Quand il y a une culture club, il y a forcément un impact et on essaye d’être en adéquation avec ça."

Le jeu vers l'avant souhaité par Montanier est déjà appliqué par ses hommes, qui n'hésitent pas à se projeter en nombre devant, notamment dans les couloirs ou par de longs ballons dans la zone de déséquilibre adverse, c'est à dire celle située entre la défense et la ligne de but. 


Ce qui manque davantage à ses joueurs, ce sont ces transitions dans des espaces plus réduits, ce jeu de ballon qui génère des mouvements et des décalages dans la zone dite de progression. Pour ce faire, il s'agit d'abord de disposer de joueurs entre les lignes qui possèdent une bonne capacité à attaquer la profondeur et qui ont le niveau technique pour tenir le ballon "Je ne suis pas un pur attaquant. J’aime naviguer sur tout le front de l’attaque, avoir de l’espace pour faire la différence" confie le néo lensois.

Le jeu entre les lignes permet donc à celui-ci de progresser tout en conservant une parfaite maîtrise des espaces et du ballon. Considérant qu'une ligne défensive adverse est une ligne de pression, il permet en outre à l'équipe d'éviter ou de sortir d'un pressing. Les rôles d'électrons été jusqu'à présent tenus par Mauricio et Robail. Le premier servait de lien dixit Montanier tandis que le second avait davantage un rôle de second attaquant. Il leur manquait peut-être, au goût de PM, cette mobilité et cette science du démarquarge permanent que possède l'ex toulousain Corentin Jean.


L'idée est ainsi d'opposer une variante au kick and rush lensois, notamment à Bollaert-Delelis, tout en évitant ces phases de possession stériles lorsque le porteur manque de disponibilités autour de lui ou lorsque l'équipe occupe mal les espaces du terrain. Car dans ces cas bien précis, l'équipe a tendance à s'en remettre aux coups de pieds arrêtés pour forcer la décision d'un match "On sait qu’on est performant sur coup de pied arrêté" disait d'ailleurs Jonathan Gradit après le succès de son équipe devant Chambly. Une vision par forcément partagée par le coach "Ce qu’il faut, c’est avoir une méthodologie et s’y tenir. Dans le foot, on peut gagner de différentes manières".

Méthode, maîtrise et malléabilité. Trois mots, trois concepts chers à tout un club dans la quête de son graal, la L1. Trois leviers auxquels répond l'unique recrutement hivernal du RCL.


© Photos : rclens.fr, made in foot, la nouvelle république.
© Citations : rclens.fr, lensois.com 
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