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L’inscription corporelle de l’esprit


De son vécu commun, le groupe Sang et Or a puisé un savoir absolu : la puissance de l'esprit. 

L'on dit souvent que la démarche scientifique produit des connaissances qui contredisent le vécu, en ce sens que, le fait de savoir que l'on a un cerveau n'est pas une expérience vécue mais est, pourtant, une vérité scientifique. De cette idée, l'on peut en émettre une autre : le vécu produit des connaissances qui contredisent les données statistiques prévisionnelles. Le RCL peut en témoigner.

Au sortir de sa campagne de Play-offs, le club de l'Artois a, certes, dû digérer la déception d'avoir échoué à une marche de la L1. Et, il faudra, c'est un impératif, bien prendre le temps d'observer sa capacité de rebond. Mais il a aussi, et surtout, gagné ce qu'aucun principe, ni concept théorique n'a pu, ne peut ni ne pourra lui offrir : le vécu.

Ce dernier, appelé donc aussi "expérience", peut se définir comme un savoir-faire acquis par la pratique, en dehors de tout enseignement préalable. C'est "la notion spontanée". Spontanée, parce que la connaissance ultime est là, en nous, cachée ou révélée. Quand elle se révèle, c’est une expérience "hors mental", hors de toutes habitudes de fonctionnement ou de leçon. Mais elle est pourtant "évidence" et plus naturelle que ce que l’on connaît ordinairement. Nos limites s’effondrent pour la laisser être. Aboutie et puissante. 


Quelle serait donc la nature de ce savoir absolu sur lequel souhaitent, pour cette future saison, capitaliser les lensois ? Celle de la puissance de l'esprit inscrit dans le corps. En s'imposant de la sorte à Charlety face au PFC, portés par près de 10 000 supporters, puis contre Troyes alors invaincu depuis 14 matches, grâce aux forces nées du souvenir de Paris, et enfin, en échouant de peu contre Dijon, offrant à Bollaert-Delelis sa plus belle éruption de ces dernières années, les hommes de Montanier ont fait de la subjectivité d'une situation vécue, un savoir objectif et clair, celui d'être certain d'en être capable et donc de pouvoir recommencer. 

Ils ont touché la pleine conscience de leur être, passant du "Je pense donc je suis" de Descartes au "Je suis, j'existe" de Sartre. Ce dernier, écrira dans sa Théorie des émotions que "la découverte de soi ne se fait pas la quête en soi-même, mais par le monde, dans le monde, par l’immersion dans le monde". Les joueurs lensois se seraient donc ainsi révélés à eux-mêmes durant cette folle semaine à cheval entre mai et juin. Florent Ghisolfi, le nouveau coordinateur sportif abonde : "On a eu une étincelle en fin de saison dernière lors des barrages. Plus qu’une étincelle même ! On espère que cette synergie va continuer."


La période actuelle s'avère donc décisive car étant celle du mouvement de l'intersaison. Il s'agit, dès lors, de préserver tout en régénérant, de conserver tout en améliorant, de maintenir tout en développant. La gestion des départs et des arrivées est ainsi primordiale "On essaye de construire une équipe avec des joueurs qui ont des qualités sportives mais aussi humaines. On recherche un état d’esprit, un professionnalisme irréprochable et une certaine expérience pour servir nos ambitions." avoue encore Ghisolfi, pièce maîtresse du puzzle.

L'idée est donc de dénicher des éléments complémentaires, voire mieux, compatibles, au groupe actuel et à sa forte expérience commune récente. Comment ? "Il faut retenir tout le positif qu’il y a eu la saison passée, il y en a eu énormément, et y ajouter certaines retouches, des petits plus qui nous permettrons peut-être de vivre une belle aventure humaine et une saison sportive accomplie" répond le coordinateur sportif.


Ainsi, Lens a d'abord chercher à se renforcer de ses propres éléments en prolongeant Gillet, le maillon fort de la seconde partie de saison et en bouclant un transfert définitif de Fortes, le roc de la défense. Il a su attirer Yannick Cahuzac, un joueur au tempérament et à l'expérience accomplis. Et, enfin, a effectué son marché dans la division qu'il fréquente depuis plusieurs saisons, à savoir la L2 : Robail prêté par le PSG à VA, Mauricio, Vicensini, Sotoca, Perez, Michelin. Il lui restera, dans les semaines qui viennent, à savoir convenablement gérer les départs non anticipés (autres que les fins de prêts  ou de contrats notamment). 

En attendant, tous les joueurs Sang et Or, tout juste recrutés ou déjà là l'an dernier, ont un vécu commun, qu'il soit celui de la division pratiquée, d'une expérience riche,  d'une amitié, d'un club ou d'une campagne de barrages. Gageons que Philippe Montanier en soit conscient et qu'il saura, le moment venu, user du levier émotionnel qu'offrent ces vécus individuels et collectifs, pour surmonter une éventuelle difficulté rencontrée sur le chemin de l'accession à l'élite que s'apprête à arpenter le club du bassin minier, avec l'enthousiasme d'un club totalement conscient de ses capacités. 

© Déclarations de Florent Ghisolfi issues du site officiel du RCL. 
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