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La montée se joue en mai


La course à l'élite n'ayant finalement pas aboutie, le RCL s'est mis en ordre de marche afin de concevoir au plus vite une stratégie, axée sur la poursuite de sa recherche de performance. Il s'agit, cette fois, d'adopter la ligne directrice fixée par le propriétaire Oughourlian : "revenir plus fort".

Vous le savez peut-être, la recherche de la performance, en entreprise, a pour but de travailler sur trois axes : les moyens, les objectifs et les résultats. Les rapports entre eux varient : des moyens aux résultats, on parlera d'efficience, tandis que des objectifs aux résultats, on évoquera plutôt le terme d'efficacité.

Rechercher l'efficience, c'est chercher à exploiter du mieux possible les moyens mis à disposition. Alors que rechercher l'efficacité, c'est agir du mieux possible pour accéder aux objectifs fixés.


La saison qui vient de s'écouler a ainsi vu toutes les composantes du club travailler sur l'efficience. Pouille le confirmait d'ailleurs lors de l'annonce de la mise en place d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi, en octobre dernier : "Il s'agit d'adapter l’organisation du club à sa situation économique actuelle tout en lui permettant de préserver ses ambitions sportives".

Aussi, cette recherche constante d'efficience s'est exprimée de multiples façons : construction d'un effectif de meilleure qualité et d'une plus petite quantité tout en diminuant la masse salariale, mission amplement réussie par Éric Roy, restructuration de l’organigramme et refonte du modèle économique (charges et recettes) pilotées par Pouille ou encore, nouvelle philosophie sportive et discipline de vie collective impulsées par Philippe Montanier.


Une période de mesure de la performance s'est écoulée en interne, pendant les mois d'avril et mai. Elle s'est portée sur tous les niveaux : économique, financier, social, organisationnel et sportif. Elle a notamment débouché sur le départ d'Éric Roy et sur la restructuration de plusieurs secteurs : recrutement, communication, marketing, comptabilité. 

Fort de ces différents chantiers et de leur avancement constaté, le Racing se trouve aujourd'hui dans la seconde phase de sa méthode : la recherche d'efficacité. L'efficacité, c'est la finalité première d'une structure comme celle d'un club de football, qui doit, chaque saison atteindre ses objectifs. Le Directeur Général Arnaud Pouille l'évoquait en ces termes : "L'actionnaire ne va pas moins investir mais mieux. On a toujours autant d’ambition mais il nous fait être plus efficaces".

La clé est là : ce rapport entre l'ambition, donc les objectifs fixés selon les moyens, et les résultats obtenus. Cette nouvelle approche étant à l'œuvre dans l'Artois, l'on peut donc raisonnablement s'attendre à une amélioration qualitative, notamment de l'effectif. Les instances dirigeantes ont la volonté très claire de pousser jusqu'au bout leur démarche de performance. Joseph Oughourlian le confirmait à l'issue du match à Dijon : "Dans le bassin minier, nous sommes habitués à ce type de souffrance, mais on va sortir de là plus fort. L’an prochain, on essaiera d’éviter les barrages et de monter directement."


L'objectif est ainsi affiché. Et la volonté de l'atteindre, également. Les premières opérations n'ont d'ailleurs pas tardées : accords avec plusieurs joueurs (Cahuzac, Sotoca, Michelin, Perez), propositions de prolongation à certains cadres (Gillet, Fortes), ou encore, porté laissée ouverte à la négociation pour les joueurs convoités (Duverne, Ba, Bellegarde, Gomis). 

La future saison sera donc celle de l'efficacité. Pour celles et ceux qui n'y verraient qu'une différence sémantique, détrompez-vous : c'est une toute nouvelle vision de l'activité que viennent d'adopter Le Président et son DG. Celle de placer l'atteinte des objectifs comme pierre angulaire de toutes les actions à mener. Jusqu'à maintenant, la matrice du RCL était d'utiliser moins de ressources pour faire fonctionner le club à son niveau. La phase ultime du plan projet voulu par Oughourlian est donc de pouvoir allier les deux et, ainsi, toucher la performance. De ce principe fondamental devront jaillir les succès futurs. On pourrait donc dire que la montée se joue bien en mai (selon la célèbre phrase de l'ancien coach Casanova). ..mais de l'année N-1.

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