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Grande jonction


Mal en point lors de la saison précédente, le RCL a su se réinventer, en s'imposant un changement culturel profond. 
Celui-ci fut axé sur la construction maîtrisée de ses succès, plus que sur une vision "à quitte ou double" qui l'a conduite plusieurs fois dans le mur sous la présidence de Gervais Martel. Il a régénéré tout le peuple Sang et Or, a même failli suffire pour revoir la L1. Partie remise. 

À l'aube de la saison, le constat tiré par le Président était limpide : "On est sorti presque humilié, on fait une saison précédente lamentable, alors qu’on avait commencé avec plein d’espérances, un double mercato, beaucoup d’argent dépensé. C’est ça aussi le foot, ce qui fait sa beauté. C’est un sport où même avec beaucoup d’argent, vous n’êtes pas assurés de l’emporter. [… L’un des problèmes que nous avons constaté ces derniers mois est qu’il y avait beaucoup de courants d’air dans le club. C’était le résultat de nombreuses années de gestion, de choses qui s’accumulent dans le temps. C’est presque normal mais il fallait mettre de l’ordre. Je veux redonner une ligne très claire sur la gestion et l’exécutif."

Le mot d'ordre était donc l'efficience, en d'autres termes, d'agir sur les moyens déployés, ces derniers selon lui, victimes de courants d'air. Trois axes forts ont ainsi émergé de l'audit interne entrepris par le club dès le mois de mars, alors même que les hommes de Sikora luttaient pour leur maintien en L2 : remettre de l'ordre, définir une ligne claire de gestion et une autre de l'exécutif.


Ce dernier point, l'exécutif, portait en fait sur l'organigramme du club et sur les prérogatives de chacun de ses acteurs. L'arrivée de Montanier, dont le "projet de vie" avait emballé Oughourlian, a nécessité une adaptation fonctionnelle car portant une démarche globale.

Quelques fritures sont ainsi apparues, parfois, en cours de saison, sur la ligne reliant le coach au Directeur sportif Éric Roy faisant même réagir Arnaud Pouille durant le mois de février : "Ils ne peuvent pas afficher ainsi leur déception et ne pas essayer d'améliorer les choses derrière". Cela dit le bilan du duo reste largement positif puisqu'il a su coconstruire un nouvel effectif de qualité  (13 arrivées et 18 départs) sur lequel s'appuyer pour les saisons à venir, en sachant y intégrer les jeunes de La Gaillette. Les deux hommes ont travaillé en bonne intelligence, pour preuve la présence d'Éric Roy à Charlety, lors de la victoire du RCL en Play-offs 1, alors même qu'il fût licencié un mois auparavant.


Car oui, la saison du Racing fut aussi marquée par un volet social. Contraints par ses finances qui ne permettent pas son train de vie, les dirigeants du club ont lancé à l'automne un vaste Plan de Sauvegarde des Emplois (PSE) "Ce projet, qui vient d'être présenté à l'ensemble du personnel du Racing Club de Lens, vise à adapter l’organisation du club à sa situation économique actuelle tout en lui permettant de préserver ses ambitions sportives. Il est jumelé à un volet d’accompagnement social important dont l’objectif premier est la préservation de l’emploi." expliquait à l'époque le DG, Arnaud Pouille. Au final, 35 postes allait être supprimés au RCL, dont celui du Directeur Sportif Éric Roy. Les dirigeants souhaitent ainsi adapter le structurel au conjoncturel, c'est à dire que l'entité du bassin minier ne doit plus être mise en danger par la variabilité de ses résultats qui agit sur ses recettes notamment. En outre, la réduction de ses charges variables doit offrir au club, à court termes, une quasi autonomie financière pour son fonctionnement opérationnel.


Sur l'aspect purement sportif, l'équipe de Montanier a d'abord fait carton plein grâce à la cohésion défensive dont elle a fait preuve et à une phase de transition entre la défense et l'attaque ultra efficace. Les résultats se sont ensuite quelque peu atténués, les Sang et Or étant incapables de résoudre le problème que leur pose un adversaire regroupé derrière un gros impact physique. Cependant, le pire classement du club cette saison fut 6e. Une place à laquelle bon nombre de supporters ont cru devoir finir avant que Lorient ne cale et que Lens en profite, à l'issue d'un ultime match dans un Bollaert-Delelis en fusion.

Vint alors la session des Play-offs avec une victoire aux tirs au but à Paris (1-1), dans un stade Charlety peuplé de 8 000 supporters du RCL. La rencontre à Troyes fut encore plus dantesque, les joueurs arrachant la qualification après prolongation (1-2) alors même que leur gardien eût été exclu en 1ère mi-temps. Le but vainqueur fut inscrit par Banza, de retour après une longue blessure.


La force d'âme qui émana du groupe à l'occasion de ces rencontres mit en lumière la parfaite gestion de l'entraîneur Montanier. Car plus qu'un onze, c'était l'ensemble de l'effectif qui paraissait tendre vers le même but. C'était chaque individualité qui se mettait au service du collectif alors que le projet de vie développé jusqu'ici par l'entraîneur était de mettre le collectif au service de l'individu. Cette réciprocité atteinte est le grand succès de PM qui avouait : "C'est comme si on était habités par le peuple sang et or, par toutes ces énergies, avec les blessés qui sont avec nous et toutes celles qui circulent dans et autour de l’équipe. Elles nous donnent ce supplément d’âme qui permet de déplacer des montagnes."


Qu'elles soient de pilotage, de rigueur économique, de réorganisation, d'adaptation, de flexibilité, de renforcement, de recrutement, de renaissance ; qu'elles soient sublimes, provenant d'une masse postée dans la Marek ou d'un esprit esseulé mais fidèle ; qu'elles soient folles d'espoir et d'attentes, qu'elles soient démesurées ou plus rationnelles, toutes les forces animées par le RCL se sont rejointes cette saison. Sous l'impulsion du board, la convergence des luttes s'est parée de Sang et d'or. Cette grande jonction l'a menée aux alentours de la L1. Il est certain qu'elle demeure le préalable à tous les rêves de succès, que l'on espère imminents.


  • Équipe type 2017-2018, avec note attribuée par le Blog
Gomis (8) est la grosse satisfaction de la saison. Buteur de l'équipe avec un total de 16 réalisations, il a aussi occupé le flanc droit de l'attaque lorsque Kyei ou Bencharki prenaient la pointe.
L'autre véritable point fort du onze fut indéniablement sa défense centrale composée de Tarhat (7) et Radovanovic (7) puis Fortes (7). Si bien que le RCL a terminé 3e défense du championnat et réalisé une vingtaine de cleen sheets

  • Les courbes


  • Les chiffres

Les visuels (courbes et chiffres) sont issus du site grappa.univ-lille3.fr/~torre/Football/
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