Header Ads

Gestion des risques, risques de gestion


Alors que la saison actuelle n’est pas encore terminée, et qu’un objectif à minima peut toujours être atteint (la 5e place qualificative en Play-offs), le RCL prépare activement le prochain exercice, comme en témoigne l’annonce récente de l’arrivée de deux nouveaux joueurs.
Le club s’inscrit ainsi dans une discipline de gestion des risques, tout en prenant le risque d’une trop grande gestion. Explications.
D’ailleurs, qu’est-ce qu’un « risque » ? Selon le référentiel de vocabulaire du management, le risque est défini comme l’effet de l’incertitude sur les objectifs. Sa gestion, via notamment le management, l’organisation ou l’économie, s’attache donc d’abord à identifier, évaluer et prioriser les risques liés à une activité, pour ensuite les traiter méthodiquement de manière coordonnée, de façon à réduire et contrôler la probabilité des évènements redoutés et réduire leur impact éventuel.
À travers ce concept d’entreprise, l’on retrouve la stratégie de l’actionnaire. Ce dernier souhaite, en effet, réduire la probabilité d’échec, saison après saison, tout en inscrivant l’entité Racing, sur un chemin viable en termes d’économies structurelles.


Pour ce faire, il a lancé, ou plutôt poursuivi, la méthode GPEC mise en place par Éric Roy. Cette pratique, en lien avec le PSE, piloté par Pouille, vise à adapter les emplois et les compétences aux exigences de la stratégie et des environnements économique, social et sportif du RCL. Elle a irrigué toutes les actions lancées depuis sa prise de pouvoir, et continue donc de le faire.
Cette appréhension collective du fonctionnement du club (segmentation puis croisement des stratégies sociale, économique et sportive) n’est ainsi pas nouvelle dans l’Artois. Sa bonne application a permis l’an passé de rebâtir un effectif valorisable, d’optimiser les dispositifs d’organisation ou encore de refonder les bases de l’entité sang et or. Elle fut la marque de fabrique de l’ex Directeur Sportif, Éric Roy. Elle a animé ce passage du statique (politique du quitte ou double de Martel, posture en réaction aux résultats au détriment d’une vraie action cohérente) au dynamique.
Cependant, ce principe d’anticipation des conséquences d’évolutions internes et externes, alors même que la saison n’est pas terminée, et qu’alors, le constat qui en sera tiré peut encore varier, interpelle.


Le board lensois prend ainsi le risque de résoudre des situations qui n’ont pas encore eu lieu, de partir d’un diagnostic anticipé et partiel, et donc, de potentiellement omettre quelques facteurs clés justifiant la réalité des résultats, au moment de son arbitrage et du passage à l’action.  Pourquoi ?
Parce que, l’actionnaire Oughourlian veut capter le plus rapidement possible tous les signaux, forts et faibles, qui découlent de cette saison. Il veut doter, très vite, cet effectif, d’un niveau de maturité, qui lui a cruellement fait défaut cette année. Il veut, enfin, dans ce cadre méthodologique qu’il a fixé, rendre pérenne et responsable, le développement de son club. Quitte à aller plus vite que le temps lui-même.
Ce qui a d’ailleurs fait réagir Philippe Montanier, lors d’une conférence de presse, en marge de la réception de Lorient (0-1) : « L’actualité, c’est le top 5, de terminer fort la saison. La nouvelle organisation, on en discutera plus tard ». Une traduction lissée du proverbe « ne pas mettre la charrue avant les bœufs ».
Fourni par Blogger.