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Travaux sur existant plutôt que reconstruction


Alors que le RCL a entamé très timidement son sprint final de 10 matches (1 point sur 6),
et voit jusqu’à sa présence en play-offs de fin de saison menacée, notre dernier sondage effectué sur le réseau social Twitter (près de 400 participants), révèle que la variable de la confiance accordée par les supporters à Philippe Montanier n’est pas les résultats du club. Démontrant une forme de sagesse, ils privilégient donc les travaux sur existant plutôt qu’une nouvelle reconstruction pour envisager le prochain exercice.

Selon l’hebdomadaire de l’actualité du BTP Le Moniteur de novembre 2005, les travaux sur existant sont ceux qui ne modifient pas la structure du bâtiment. Ils se distinguent ainsi d’une reconstruction pure et simple, dont le principe est de raser tout ou partie d’un édifice, selon qu’il ait connu un sinistre ou qu’il révèle un besoin de mise aux normes important. « Ce sera forcément une déception si nous ne sommes pas dans les 5. Montanier en aura une grande responsabilité, les joueurs aussi.  Mais ce qui est rassurant c’est de ne pas partir de rien en vue de la saison prochaine. » confie Zoubpez « En prenant du recul, on revient de loin. » abonde Fou’t’ix. Des propos en phase avec ceux du propriétaire Joseph Oughourlian qui prévenait en mai dernier de ses intentions de « renforcer les bastions en parallèle de l’équipe, avec, pour but, l’autosuffisance à moyen terme ».


Une logique de construction que nous avions déjà évoquée ici-même dans un article du même nom. Ce processus d’actions et de pensées suppose une continuité à laquelle n’est plus forcément habitué le Racing, plus adepte, depuis une décennie, des révolutions perpétuelles, des apparitions d’actionnaires fantômes, des retours annoncés de l’historique Gervais Martel ou des propositions de rachat fluctuantes. Cette notion de continuité est développée en mathématiques, selon laquelle elle est une propriété topologique d’une fonction. Cette dernière est continue si, à des variations infinitésimales de la variable correspondent des variations infinitésimales de la valeur. On la retrouve aussi en philosophie, où son principe suggère que, dans la nature, les choses changent graduellement.

Alors que la dernière intersaison a vu Éric Roy mener un travail colossal en termes de renouvellement d’effectif, celle qui vient, devrait donc, selon toutes vraisemblances, plutôt ressembler à la définition d’une fonction continue en mathématiques, à savoir, ne contenir que des variations minimes . « La force mentale du groupe est un axe de travail. » propose d’ailleurs Gerbinovitch « Le compromis entre bien défendre et bien utiliser le ballon également.» ajoute Christophe avant que RiDeR ne conclut que « Le niveau de jeu pose question ».

Des pistes d’amélioration qui s’avéraient pourtant au cœur du recrutement de l’an dernier mais également de la venue de Philippe Montanier dans l’Artois. Ce dernier affirmait d’ailleurs vouloir déployer un véritable projet de vie au sein du club, en s’appuyant sur la venue de joueurs confirmés sur le plan psychologique et sur l’état d’esprit, plus que sur leur qualité intrinsèque en tant que footballeur. Doit-on alors établir un constat d’échec basés sur les dires des supporters, et sur les dernières déclarations du coach lensois après le match face au HAC « On revient sans cesse au même constat [sur le jeu et l’engagement] », ou dans l’hebdomadaire sportif la VDS, dans lequel il fustigeait l’investissement à minima des joueurs français.
L’on peut en tout cas parier que l’instance dirigeante du RCL a déjà entamé son travail d’audit (et avec lui ses premières rumeurs comme celle évoquant la venue de Christophe Pélissier), en vue de consolider au mieux ses futures prises de décision, qu’elles soient structurelles (budget, déficit, organigramme) ou conjoncturelles (recrutement).
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