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Plus de structure pour moins de conjoncture


Mi-octobre a vu le club annoncer son projet de licenciement économique, accompagné par un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE). Une démarche socialement impopulaire, mais qui traduit une réelle prise de conscience de la part des dirigeants lensois, et une politique claire menée depuis plusieurs mois.

Car, oui, les chantiers se succèdent dans l'Artois. Après ceux sur les principes de vie, la mécanique de recrutement, le dégraissage de l’effectif professionnel, la restructuration du CA, le renouvellement du staff, la mise en place d’un nouvel organigramme, l'aboutissement du projet « Marek debout », la modernisation de la communication notamment numérique, le nouvel équipementier, la philosophie de jeu…voici venu, celui de la santé économique et financière du club.

Déficit structurel – Confronté depuis plusieurs années, de par sa présence régulière dans l’antichambre du foot français, à une baisse exponentielle de ses recettes, le RCL se trouve, de fait, en proie à un déficit structurel qu’il ne pourrait, à termes, plus assumer. C’est le sens de l’action mise en place par l’actionnaire et annoncée ce mois-ci, via un communiqué. Un changement culturel une nouvelle fois illustré, qu’a dû relever tout amoureux du Racing attentif à la situation lensoise, en se rappelant, ainsi, d’une toute autre posture mise en œuvre autrefois : celle de toujours miser sur des éléments conjoncturels (résultats, classements, ventes de joueurs, arrivée d'un actionnaire, déblocage d'un IBAN, etc...). Ce temps-là, vous l’avez compris, est définitivement révolu sous l’ère Oughourlian.


Impopularité – Aujourd’hui le club se veut solide et équilibré, capable de survivre à des résultats négatifs comme d'être tout autant capable de ne pas sur-vivre lors de résultats positifs (maîtrise de la masse salariale, politique raisonnable de recrutement). Une gestion sage, dont la dernière mesure est donc la réduction des dépenses du club, à défaut de pouvoir agir sur ses recettes. Un des coûts les plus importants est celui lié à ses effectifs (Etp), d’où le plan de licenciement économique accompagné par un autre de sauvegarde de l’emploi « Dans le projet de PSE qu'on a déposé, 36 postes seront externalisés ou supprimés et 17 seront concernés par une modification du contrat de travail » confie Arnaud Pouille. Conscient de l’impopularité de sa démarche, dans un contexte national plombé depuis des années par la crise et le chômage, le Directeur Général précise « On va accompagner les salariés de la meilleure façon possible, notamment à travers des actions de formation et avec les prestataires. L'objectif est de ne pas laisser des personnes sur le carreau ».

Tensions internes – Parmi les postes supprimés se trouve celui d’un historique du club, Hervé Arsène, Responsable de la pré-formation, jusqu’à la fin août. Pour lui, son licenciement fait partie « d’une lutte de pouvoir » visant à réduire voire supprimer le poids des anciens au RCL. Cette sortie médiatique (VDS) traduit l’ambiance pesante qui semble régner dans les couloirs de l’entreprise estampillée Racing.


Une actualité sociale qui s’ajoute à une défaite amère sur la forme et le fond, au Havre. Lens traverse donc bien, sa première zone de turbulence de la saison, et nous pouvons la traverser nous aussi en se souvenant de ce proverbe Tibétain : « La liane parvient au sommet d’un grand arbre en s’appuyant sur lui ». En d'autres termes, pour trouver l'arc en ciel, il faut d'abord accepter la pluie.
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