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Histoire d'une métamorphose



Des résultats à sa communication, de son effectif à la célébration de ses succès ou, encore, de son lien (retrouvé) avec ses supporters à son management, le RCL a tout revu cette saison.
Retour sur ce changement de braquet qui prend de plus en plus d’épaisseur.

Renforcer les bastions - Si l’on en croit la définition purement sémantique, une métamorphose est « un changement de forme, de nature ou de structure telle que l’objet n’est plus reconnaissable ». De même que si l’on se souvient de nos lectures d’antan, la métamorphose évoquée par Kafka dans la nouvelle du même nom implique aussi une mutation de l’entourage de l’être initialement transformé. En clair, le Racing a changé et cela convertit tout son environnement et le regard que l’on a sur lui. Alors qu’il était vu depuis plusieurs années, comme un « grand cadavre à la renverse », incapable de se régénérer, de s’autofinancer, se réguler et n’ayant pour actif que la fidélité de son public avec lequel des tensions se faisaient, pour autant, de plus en plus profondes, le voici aujourd’hui vu par beaucoup, comme un club nouveau, pleinement dans le présent, mais en lien avec ses racines et son passé. Les exemples de cette nouvelle impulsion sont nombreux : l’aboutissement du projet de la tribune Marek debout, le nouveau fonctionnement du CA, le retour des couleurs historiques et de quelques symboles régionaux sur les maillots ou, enfin, le passage inaperçu (donc maîtrisé) devant la DNCG.


Ne puiser qu’en soi – Dans la pratique, la vision de cette métamorphose s’est également imposée. Notamment dans le chantier homérique du mercato « Il faut ici féliciter les dirigeants, l’entraîneur et le manager sportif : ils ont su cibler de bons joueurs et se sont surtout attachés à la personnalité des hommes. Ce club revit, ses supporters retrouvent des joueurs avec les valeurs qu’ils apprécient. » commente le gardien Jean-Louis Leca. Un constat clair d’une situation solide mais à l’équilibre fragile. C’est tout le paradoxe du sport. C’est d’ailleurs pourquoi, Philippe Montanier, lors de son intronisation avait déclaré « Je ne parlerais pas de projet de jeu mais de projet de vie », phrase qui est, aujourd’hui, la pierre angulaire de toute la pensée lensoise. L’idée étant de porter un mouvement qui puise sa force, non pas dans une série de victoire ou dans l’espoir d’une montée hypothétique, mais dans la vertu d’une discipline de vie, d’un instant présent et d’une vision éclairée. Roy enchérissait récemment « Le message n’est pas : il faut gagner, il faut monter ! On l’a trop entendu ! On se dit plutôt : que peut-on faire de plus pour gagner ? ». L’homme fort de Lens est rejoint, en tout point, par son entraîneur « On s’attelle d’abord à bien travailler ensemble. ». L’impulsion s’inverse : de l’extérieur vers l’intérieur, elle est aujourd’hui, de l’intérieur vers l’extérieur. En clair, ce que je fais justifie ce qui survient et non le contraire. Fort.


Suite logique de performances – Lens a une réputation : celle de ne pas savoir assumer le statut de favori, de rarement profiter des opportunités au classement ou, encore, de ne pas répondre présent lors des grandes confrontations. À ces démons, le club est confronté cette année, d’autant que l’apparition d’un Big Four à l’anglaise semble se confirmer en L2. Quatre clubs pour deux places certaines d’accession, cela accroît la pression et l’enjeu à chaque rencontre. Une confrontation refusée par le RCL ou plutôt contournée. Car, oui, une sérénité irrigue toutes les composantes estampillées Racing. La défaite à Metz a été digérée grâce à deux succès probants qui ont suivi ; les deux résultats nuls concédés (sans but marqué) ont été effacés par une victoire arrachée à Auxerre, plaçant les sang et or, au second rang du classement, au quart du championnat « Chaque point est précieux. On avance. » rappelle d’ailleurs, souvent, Montanier. Sûre de ses actions, son équipe garde la tête haute en toutes circonstances, lui offrant une capacité de rebond, une prise de recul sur le résultat brut, et une vision sur soi et uniquement sur soi, inédites dans l’Artois. Ces qualités sont en lien direct avec la philosophie du coach « En fait, la L1 n’est pas un objectif mais ce sera plutôt une conséquence. Nous travaillons pour bâtir une suite logique dans nos performances.». Cohésion.
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