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Penser le changement pour changer sa pensée


Nouvelle configuration de sa tribune Marek, communication adaptée et moderne, tactique de match revue et corrigée, le RCL revisite cette saison sa manière d’aborder Bollaert-Delelis. Pour le moment, avec succès ! Analyse.

Retour innovant
– En faisant aboutir, après seize années de combat, le dossier « tribune debout », le Président Oughourlian a évoqué « un grand moment pour les supporters […] l’aboutissement d’un projet en gestation depuis longtemps ». Il s’est ensuite rendu, en compagnie d’Arnaud Pouille, dans les travées de la Marek puis a agité un drapeau aux couleurs sang et or. Par la renaissance de cette tribune populaire, le club cherche à se réapproprier son antre en privilégiant le lien unique qui subsiste entre lui et ses supporters. Le Racing a choisi d’encourager l’effervescence, en adaptant les lieux aux besoins des spectateurs, et non selon des normes UEFA ou FIFA. On parle, en psychologie, « d’un rapport de veille extérieure pour une approche intérieure », autrement dit « de l’attention consciente d’une coprésence permanente ». Se recentrer pour mieux regarder au-delà.


Culture – Conscient de disposer là d’un actif hors norme, Lens a jusqu’à présent, sans cesse cherché à mettre en avant les caractéristiques de Bollaert, et de son public fantastique. Liant ainsi son image de marque à la fidélité et la ferveur de ses supporters. Un procédé qui trouve ses limites, on l’a vu, notamment l’an passé, lorsque les résultats n’étant pas là, les supporters se retournent contre l’équipe. Ainsi, plus que le lien brisé entre ces deux composantes, c’est l’identité même du club qui est mis en sursis. De cet aléa trop risqué, le Président Oughourlian n’en voulait plus, et a notamment parlé de « nouveau projet viable » ou encore de « changement culturel » « en respectant l’ADN du Racing ». De ce parti pris, découle la nouvelle manière d’aborder Bollaert. On est passé de la « citadelle imprenable » de Casanova ou du « non handicap » de Sikora à une approche beaucoup plus prudente et humble, symbolisée notamment par les déclarations du capitaine Mesloub « On sait que le public de Bollaert est une force pour nous mais peut l’être aussi pour nos adversaires ».


Jeu – Avec une part de matches sans victoire importante sur les trois dernières saisons (54%), le nouveau staff a ainsi choisi de modifier la conception de son jeu, pour gagner en efficacité. Terminées donc cette recherche de possession, cette volonté de « faire le jeu » et ces attaques placées stériles, poussées à leur paroxysme par Éric Sikora la saison dernière. Place au jeu de transition, rendu célèbre cet été, notamment, par l’équipe de France. Aussi, sur ces trois premières rencontres, la possession moyenne n’est que de 49%, et la moyenne de passes réalisées atteint 378, lorsque celle des adversaires monte à 404. En revanche, plus de tirs tentés (13 pour le RCL contre 6 pour l’adversaire) et aucun tir cadré concédé. Un réalisme froid, pur produit des préceptes chers à Montanier : solidité, état d’esprit, jeu rapide vers l’avant.


Une tendance qui reste, certes, encore à consolider, mais qui, vous l'avez vu, n'émerge nullement d'une improvisation ou d'un "coup" qui aurait bien tourné. Non, c'est d'une impulsion maîtrisée et cohérente, s'étendant dans le temps, que survient le succès du présent. Lens paraît l'avoir pleinement compris ! 
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